27
Sep
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets ;
Homme, nul ne connaît le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !
20
Aug
Des milliards de téléspectateurs ont assisté en direct samedi au 100m le plus rapide de l'histoire accompli par le grand (1m96 ) jamaiquain, Usain Bolt, non contente d'avoir enfanté le Dieu du reggae Bob Marley, l'île caribéene nous a envoyé un Messie de l'épreuve reine des J.Os, les scientifiques prédisaient les limites humaines du 100m à 9'65, Usain Bolt l'a couru en 9'69 en relâchant totalement son effort sur les derniers mètres, tellement il sentait la gouffre entre lui et ses concurrents, un grand bravo à lui, et merci de la part de l'enfant en moi qui a toujours aimé courir plus vite que les autres :D.
11
Aug
- De son titre original, If— est un poème célèbre de Rudyard Kipling écrit en 1895.
- Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
- Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
- Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
- Sans un geste et sans un soupir ;
- Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
- Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
- Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
- Pourtant lutter et te défendre ;
-
- Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
- Travesties par des gueux pour exciter des sots,
- Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
- Sans mentir toi-même d'un mot ;
- Si tu peux rester digne en étant populaire,
- Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
- Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
- Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
- Si tu sais méditer, observer et connaître,
- Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
- Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
- Penser sans n'être que penseur ;
- Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
- Si tu sais être brave et jamais imprudent,
- Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
- Sans être moral et pédant ;
-
- Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
- Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
- Si tu peux conserver ton courage et ta tête
- Quand tous les autres les perdront,
- Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
- Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
- Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
- Tu seras un homme mon fils !
15
Jul
Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très-vieux,
Qui de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes.
Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau,
27
Feb
You saw sagacious solomon
You know what came of him,
To him complexities seemed plain.
He cursed the hour that gave birth to him
And saw that everything was vain.
How great and wise was solomon.
The world however did not wait
But soon observed what followed on.
Its wisdom that had brought him to this state.
How fortunate the man with none.